« franceinfo: », la nouvelle chaîne publique d'information

se dévoile enfin
« franceinfo: », la nouvelle chaîne publique d'information

Ce lundi 11 juillet, les studios de la chaîne d’information made in France Télévisions ont été inaugurés. Une chaîne au nom familier : « franceinfo: ».

Commune à France Télévisions, Radio France, France 24 et l'INA, la nouvelle chaîne se dévoile enfin. Elle offrira une offre globale (radio, TV, Web). Selon Michel Field, le web sera « le centre de gravité » ; la fusion de franceinfo.fr et francetvinfo.fr est prévue pour la rentrée. franceinfo: veut créer des modules pédagogiques, avec des infographies et des formats courts permettant un partage sur les réseaux sociaux. Les archives de l’INA seront un fournisseur appréciable pour la nouvelle chaîne.

Le défi du groupe de médias public est de se différencier des autres groupes privés. « On va éviter systématiquement les boucles d'informations, un journaliste qui traite un événement pendant des heures, c'est ce qu'on va proscrire. On préfère louper un scoop que raconter n'importe quoi », a confirmé Delphine Ernotte, présidente du groupe. Cependant, quand l’actualité deviendra priorité, chaque antenne sera capable de s’adapter. France 24 assurera les directs si elle dispose d'une équipe sur place. Si un journaliste de France 3 ou France Info (la radio) est plus proche de la source d’information, il prendra l'antenne. « Il est possible qu'une spéciale continue à la radio et s'interrompe à la télévision », a expliqué Laurent Guimier, patron de France Info.

Malgré ces décisions, les responsables cherchent tout de même à « garder l'indépendance de chaque antenne ». franceinfo: produira ses propres reportages, tout en puisant aussi dans les images tournées par toutes les équipes de France Télévisions pour les éditions nationales. France Info (la radio) fournira un rappel des titres de 1'30 toutes les dix minutes sur France Info (la télé) et co-produira grâce à un studio installé à Radio France l'interview politique quotidienne, entre 8h30 et 9h. Germain Dagognet, numéro deux de l'info du groupe public, a lancé le projet de "conférences de rédaction en direct" pour expliquer aux téléspectateurs les choix éditoriaux de la chaîne.

176 personnes (techniciens et journalistes) ont été recrutées pour ce projet, composée à 50% de recrutements extérieurs. 15 millions d'euros de coûts supplémentaires pour France Télévisions ; 3,5 millions pour Radio France. Le montant total de tous ces liens n’a pas été évalué. Les patrons de l'audiovisuel public n'ont pas fixé encore d'objectif d'audience, ils ont tout de même rappeler qu'il n'y aurait pas de publicité sur l'antenne TNT. Mais ce sera un bon moyen de vérifier si le public adhère à cette nouvelle offre très ambitieuse.

7 commentaire(s)
le 12/07/2016 à 14:00:10

. le 12/07/2016 à 18:33:38

Et encore une chaine publique de plus que personne ne va regarder.....


Alexandre V. le 12/07/2016 à 19:27:25

Une énième chaine de propagande où la pluralité d'opinion sera encore une fois inexistante. Quel intérêt de créer une nouvelle chaine pour dire la même chose que les autres ? Pas demain la veille qu'un média français sera hostile à l'UE par exemple...


Jean-pierre M. le 13/07/2016 à 23:40:46

Entièrement d'accord : un projet inutile, coûteux alors que Francetv manque d'argent et une propagande gouvernement | Pas compris pourquoi il y en a un qui regrette qu'aucun media critique l'Europe. | L'Europe n'est pas à critiquer,ce sont nos politiques qui sont trop mauvais et croient se dédouaner en disant que c'est la faute de l'Europe alors que c'est leur incompétence qui est responsable |


Sandrine L. le 14/07/2016 à 11:50:51

C’est un prix indécent : 500 000 euros. Selon le Canard enchaîné, la chaîne France Info n’est pas allée de main morte pour rétribuer les personnes à l'origine de son nouveau logo... d'une banalité totale. Outre ce prix faramineux, la manière dont France Info a été créée (en dix mois seulement) suscite des interrogations. Selon une information du Canard enchaîné parue mercredi, "le décor a été fabriqué par une boîte qui emploie des travailleurs détachés portugais". Comme le fait remarquer Les Inrocks, cette nouvelle n’aidera pas Manuel Valls qui prône la chasse à ce "dumping social".


Gilles C. le 16/07/2016 à 10:06:08

le point positif tout de même c'est qu'il n'y aura pas de publicités, donc j'espère un traitement moins sensationnel de l'info et moins de voyeurisme plutôt calqué sur France info radio


Maguy M. le 16/07/2016 à 23:08:45

Si seulement c'était une chaîne neutre politiquement !!


Melodie V. le 21/07/2016 à 19:59:07

Que dire...une de plus...oui...il faut qu'elle fasse la différence et rattrape dans l'info les malveillances, les erreurs faites ailleurs...attractive parce qu'il y aura un fluide d'actualité sans publicité... reste à voir le contenu