La hausse du crédit d’impôt enraye la délocalisation

des tournages
La hausse du crédit d’impôt enraye la délocalisation

Le crédit d’impôt cinéma international est depuis le 1er janvier passé de 20 à 30%. Cette hausse fait revenir les réalisateurs français qui comptaient se délocaliser. D’autres changements ont été décidés afin de favoriser cette mouvance positive pour le cinéma.

Le 1er janvier, le crédit d’impôt cinéma international est passé à 30%. Il s’agit d’une réduction fiscale accordée au producteur sur un pourcentage des dépenses liées son tournage. Cette réforme devrait générer dans le monde du cinéma et des séries 200 millions d’euros d’activité en 2016 et 10 000 emplois en plus, selon la présidente du CNC, Frédérique Bredin. Elle explique aussi dans son entretien avec Le Figaro lundi que cette hausse a déjà fait revenir une quinzaine de films et de séries alors prêts à partir tourner à l’étranger. C’est en effet le cas d’Albert Dupontel qui devait tourner en Hongrie Au revoir là-haut avec un budget de 20 millions d’euros et dont le tournage commencera en France en mars. Roman Polanski prévoyait également de tourner à l’étranger, en l’occurrence en Pologne, avec un budget de 60 millions et revient finalement en France en juillet. La série Versailles « envisageait sérieusement de se délocaliser » selon Frédérique Bredin et a confirmé finalement le tournage de la deuxième saison dans l’hexagone. Pour la présidente du CNC « Chaque film est une grosse PME, par exemple un film comme Chocolat représente plus de 1 000 emplois, et un gros film d’animation nécessite 1 000 jours de travail. ».

A partir de 2016, le gouvernement a décidé de généraliser le taux de 30% de crédit d’impôt jusqu’ici réservé aux films de moins de 4 millions d’euros. Son plafond a également été relevé à 30 millions d’euros. Paris essaye ainsi enrayer la délocalisation des tournages. En effet, 36% des tournages et notamment des gros budgets sont partis à l’étranger contre 22% en 2015. Quant aux séries, le Parlement a relevé son crédit d’impôt à 25%. Par ailleurs, la condition qui consiste à réaliser des oeuvres en langue française a été supprimé si une langue étrangère est « justifiée par le scénario » ou pour les films à « forts effets visuels ». D’ici l’été, une grande réforme pour l’export est à prévoir. Elle prend en compte pour l’aide aux films les performances à l’exportation des précédentes productions d’une même société. Mme Bredin est également favorable au projet de la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci qui consiste à créer une plateforme publique de SVOD.

1 commentaire(s)
le 17/02/2016 à 15:04:42

Michel O. le 19/02/2016 à 00:23:40

Ah pognon, quand tu nous tiens (par les c.......)!!!! Les professionnels de droite sont tt à fait d'accord, ceux de gauche aussi (mais ils ont honte )